
La situation du Queyras est paradoxale. C'est un ensemble de vallées de haute altitude dont l’économie est fondée sur l’agriculture et l’élevage. Le relief accidenté les rend assez mal adaptées à l'agriculture. De plus, elles sont situées à l'écart des axes de communication, loin des grandes villes et des officiers du Roi, donc loin de l’Etat, et elles sont habitées par des agriculteurs éleveurs qui, sans connaître la misère, vivent frugalement. Pourtant, ces hautes vallées, réputées isolées et pauvres, ont connu un admirable développement culturel, presque sans équivalent en France, au point que la population a été massivement alphabétisée, et pour une large parte, instruite et cultivée.
Beaucoup d'observateurs en ont été étonnés et ont essayé d'expliquer cet apparent paradoxe, qui déroge à toutes les idées reçues sur le monde rural et la France d'Ancien Régime. Il est possible de distinguer trois séries de facteurs : des facteurs physiques, des facteurs économiques, enfin des facteurs qui relèvent de la culture.
Examinons-les.
La première série d'explications consiste à mettre en avant les contraintes du climat ou du relief et la nécessité. Pendant le long et rude hiver, les travaux des champs s'interrompent, le bétail reste dans les étables. Les adultes ont une deuxième activité. Ceux qui n'émigrent pas vers des régions moins hostiles, forgent, réparent, font souliers et sabots, travaillent le bois, fabriquent des outils ou des coffres, etc. Mais que peuvent faire les enfants âgés de six à dix ans ? Leur apprendre à lire, à écrire, à compter est aussi une façon de les occuper. De plus, en s'instruisant, beaucoup d'enfants acquièrent des compétences, que, devenus adultes, ils peuvent monnayer dans les villes moins ingrates de Provence, où, pendant l'hiver, ils émigrent pour enseigner à d'autres ce qu'ils ont appris dans l'école de leur village. C'est d'ailleurs l'hypothèse qu'expose le préfet Bonnaire : " Le sol ingrat et resserré de ces vallées ne pourrait en nourrir tous les habitants ; d'ailleurs, le défaut d'ateliers, de manufactures, les laisserait oisifs pendant l'hiver, qui couvre la terre de plusieurs pieds de neige ; de là cette émigration périodique dont j'ai déjà parlé : il a bien fallu chercher à s'utiliser dans les pays où on émigrait ; ainsi tous ceux qui ne connaissent pas d'arts mécaniques, s'adonnent à lire, à écrire, à l'étude de la grammaire française, même latine, et, à l'approche de la rigoureuse saison, ils vont peupler d'instituteurs l'ancienne Provence, et, en général, les pays méridionaux. C'est même une chose curieuse que de voir, dans les foires considérables de l'automne, ces instituteurs, couverts d'habits grossiers, se promener dans la foule et au milieu des bestiaux de toute espèce, ayant sur leur chapeau une plume, qui indique et leur état et leur volonté de se louer pour l'hiver, moyennant un prix convenu. Ces bonnes gens donnent de nombreuses leçons pendant tout le cours de la journée; dans les intervalles, ils rendent à peu près autant de services que des domestiques à gages, et on est surpris du très léger salaire qu'ils demandent pour tant de peines, A la fonte des neiges, ils reviennent dans leur pays natal avec quelques écus qui paient une partie des contributions, et ils travaillent à la terre pendant toute la saison. Il est peu d'hommes qui utilisent autant leur existence, et qui soient plus respectables aux yeux de leur société ". Selon Harriet Rosenberg, ces maîtres ambulants étaient jeunes (ils avaient entre quinze et vingt ans) ; ils percevaient des salaires modiques, surtout s'ils manquaient d'expérience. Certains étaient des femmes. En 1724, Agnès, qui venait du Queyras, a gagné 30 livres pour avoir enseigné à l'école des filles de Guillestre ; en 1741, Pierre Berthelot, d'Abriès, a gagné 150 livres en enseignant à Guillestre.
La deuxième explication est d'ordre économique. Les effets des facteurs de ce type sont généralement sous-estimés par les historiens du Queyras. Réfléchissons un instant. Un peu de bon sens suffit. Alphabétiser une population coûte cher, parfois très cher. Nous, Français de ce début du XXIe s, qui sommes aussi des contribuables, nous en faisons l'expérience chaque année, quand nous recevons le décompte de nos impôts - et pour des résultats qui, vu le développement croissant de l'illettrisme, ne sont pas toujours à la hauteur des investissements que nous consentons. Cela était vrai aussi dans les communautés alpines d'Ancien Régime. Il fallait louer une étable qui servait de salle de classe ; rémunérer un maître ; éventuellement payer le chauffage ; et en même temps, se séparer pendant quatre ou cinq mois d'une main d'oeuvre enfantine, certes oisive (dans une maison, il y a toujours quelque tâche à accomplir) mais gratuite. Dans de nombreuses régions agricoles du Sud de la France, ce ne fut pas possible ; dans le Queyras, cela l'a été, parce que deux conditions ont été remplies : des maîtres instruits y avaient été formés, mais aussi les familles disposaient de revenus qui n'étaient pas négligeables et étaient en mesure d'en soustraire de tout ce qui était nécessaire à la conservation de la vie des sommes pour faire alphabétiser par autrui leurs enfants.
Enfin, il y a les facteurs culturels, religieux ou laïques, sur lesquels les historiens locaux ont longuement insisté. Le Queyras, on le sait d'abondance, a été troublé par de longs conflits religieux, dont les blessures n'ont été effacées que depuis les années 1920-1940. Encore certaines subsistent-elles peut-être ? Les inspirateurs de l'hérésie vaudoise, dans laquelle beaucoup d'historiens ont vu une esquisse de la réforme protestante, mettaient l'accent sur la lecture des textes sacrés, et surtout les Evangiles, et en conséquence, faisaient l'effort d'alphabétiser leurs disciples. Il en est allé de même du protestantisme. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les Queyrassins ont adhéré, pour la majorité d’entre eux, semble-t-il, à la Réforme, soit par conviction, soit parce que les protestants en armes, conduits par Lesdiguières et ses lieutenants, plus aguerris, mieux entraînés ou plus agressifs, ont vaincu à deux ou trois reprises les catholiques restés fidèles à l'église de Rome. Les protestants, on le sait, prônaient une relation individuelle avec Dieu, condamnaient le culte des saints et tous les abus du haut clergé, exigeaient des fidèles qu'ils lisent eux-mêmes les textes sacrés et ont été, de ce fait, d'ardents artisans de l'alphabétisation des populations, même pauvres.
De plus, pour contrer la Réforme protestante, l'église catholique a lancé dans la seconde moitié du XVIe siècle, à la suite des divers conciles dits Conciles de Trente, une " Contre Réforme ", dont les objectifs, entre autres, ont été de mieux former les prêtres et de mieux diffuser les dogmes dans toute l'Europe, en particulier en alphabétisant les fidèles. Cela explique, entre autres raisons, que le Queyras ait formé et connu, pendant trois siècles, - et en dépit de ce que laissait accroire l'idéologie anticléricale - des curés cultivés, parfaitement instruits, dont l'admirable Jacques Gondret, qui ont été des artisans efficaces de la diffusion des lumières et du savoir.
Outre ces facteurs religieux, il faut prendre en compte aussi des facteurs culturels laïques. On sait qu'en 1343, les Queyrassins ont acheté de nombreuses libertés d'une ampleur inconnue ailleurs, de sorte que des historiens ont pu qualifier (mais en partie à tort, si l’on étudie les structures fiscales qui prévalaient dans les hautes vallées et qui étaient celles d’une féodalité stricte jusqu’au XVe siècle) de " république " le Queyras d'Ancien Régime. Ces libertés, qui avaient coûté cher, étaient garanties par un texte en latin, appelé charte, lequel régissait aussi la vie publique. La seule façon de défendre ces libertés et de les maintenir des siècles durant était de former des " citoyens " sachant lire et écrire, qui puissent se référer à la Charte en cas de litiges (ils ne manquèrent pas de le faire), capables d'argumenter pour faire prévaloir leurs droits. Mme Harriet Rosenberg a découvert dans les Archives des témoignages de la passion avec laquelle les Queyrassins défendaient leurs franchises, n'hésitant pas à porter leurs litiges devant les tribunaux. En 1681, dans un document, la communauté de Ville-Vieille définit ainsi les fonctions que le consul élu devra exercer pendant une année : surveiller les dépenses du village ; collecter la taille ; administrer les affaires du village ; louer les pâturages ; représenter le village devant les juges et les magistrats, les clercs et les ecclésiastiques ; rédiger les documents officiels ; notifier aux villageois les ordres du gouvernement ; protéger les pauvres, les veuves, les orphelins ; faire respecter la loi ; veiller à l'entretien des chemins et des ponts... Seuls des hommes sachant lire et écrire pouvaient se présenter aux suffrages des chefs de famille pour assumer ces missions.
Outre ces facteurs religieux, il faut prendre en compte aussi des facteurs culturels laïques. On sait qu'en 1343, les Queyrassins ont acheté de nombreuses libertés d'une ampleur inconnue ailleurs, de sorte que des historiens ont pu qualifier (mais en partie à tort, si l’on étudie les structures fiscales qui prévalaient dans les hautes vallées et qui étaient celles d’une féodalité stricte jusqu’au XVe siècle) de " république " le Queyras d'Ancien Régime. Ces libertés, qui avaient coûté cher, étaient garanties par un texte en latin, appelé charte, lequel régissait aussi la vie publique. La seule façon de défendre ces libertés et de les maintenir des siècles durant était de former des " citoyens " sachant lire et écrire, qui puissent se référer à la Charte en cas de litiges (ils ne manquèrent pas de le faire), capables d'argumenter pour faire prévaloir leurs droits. Mme Harriet Rosenberg a découvert dans les Archives des témoignages de la passion avec laquelle les Queyrassins défendaient leurs franchises, n'hésitant pas à porter leurs litiges devant les tribunaux. En 1681, dans un document, la communauté de Ville-Vieille définit ainsi les fonctions que le consul élu devra exercer pendant une année : surveiller les dépenses du village ; collecter la taille ; administrer les affaires du village ; louer les pâturages ; représenter le village devant les juges et les magistrats, les clercs et les ecclésiastiques ; rédiger les documents officiels ; notifier aux villageois les ordres du gouvernement ; protéger les pauvres, les veuves, les orphelins ; faire respecter la loi ; veiller à l'entretien des chemins et des ponts... Seuls des hommes sachant lire et écrire pouvaient se présenter aux suffrages des chefs de famille pour assumer ces missions.
Enfin, il faut aussi replacer le Queyras dans l’histoire de France. Dans son ouvrage intitulé Louis XIV (Fayard, 1986, § " Instruction et civilisation ", in chapitre XVII, " Conquêtes intérieures ", p 491 et suivantes), François Bluche étudie le développement de l'instruction publique en France dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. Elle ne dépend pas de l’Etat. Ce sont les villes et les pouvoirs provinciaux, le clergé à tous les niveaux, les communautés d'habitants qui s’en chargent. Le succès de l’entreprise dépend donc des initiatives locales et de la motivation des parents. Un édit daté de 1695 et une déclaration (1698) font obligation à chaque paroisse d'avoir au moins une école élémentaire. Il s’agit pour l’Etat d’imposer d’autorité le catéchisme catholique aux enfants de protestants. La volonté d’éradiquer le protestantisme est à l’origine de cet édit et de cette déclaration qui fondent l'école généralisée. Cependant, comme les sanctions prévues ne sont pas appliquées, toutes les paroisses n'ont pas d'école élémentaire. L’enseignement secondaire, sous Louis XIV, est d’un très haut niveau. Chez les jésuites, les oratoriens, les doctrinaires, on enseigne le latin (et les humanités) et en latin et on forme les futurs serviteurs du Roi en leur apprenant aussi les mathématiques appliquées, l’art des fortifications, l’escrime, la danse, l’équitation. En 1715, deux cents villes françaises ont un collège. Mais, dans le même temps, se développe une instruction populaire grâce à de nouvelles congrégations enseignantes. Les salésiens adoptent la pédagogie simplifiée de leur fondateur, Nicolas de la Salle (1680) : ils apprennent à lire et à prier en français ; quand le français est maîtrisé, ils passent au latin. L’instruction n’est pas réservée aux garçons. Des congrégations enseignantes pour filles se développent. L’Etat impulse le mouvement, le Roi donne ou refuse des lettres patentes aux congrégations enseignantes, il n’intervient pas dans l’organisation des écoles et des collèges. L'Etat ne prend des mesures qu’en faveur de l'enseignement technique afin de former des ouvriers qui travailleront dans les manufactures créées par Colbert.
A qui veut comprendre pourquoi l'instruction a été si précoce et si massive dans le Queyras, il n'y a pas de cause déterminante et une telle recherche est de toute façon vaine. Il existe un faisceau de facteurs, non pas un facteur unique. De plus, l’important n'est pas d’établir une ou des causes, mais d'interpréter ce phénomène, une fois qu'il a été établi. Le fait est que le Queyras a connu, à la fin du Moyen Age et pendant tout l’Ancien Régime, un développement scolaire identique à celui, non pas des campagnes, mais des villes riches, libres et prospères, sièges de grandes foires, du Nord et du Nord Est de la France, ce qui implique que l'économie de ces hautes vallées a été dynamique et que les Queyrassins, dont la langue première était un dialecte d’oc, ont adhéré très tôt aux formes et aux contenus d'une culture écrite, juridique, politique, diffusée surtout en français et partiellement en latin.
Un cahier du XVIIIe s.
Parmi les documents, qu'Anne-Marie Granet-Abisset a joints en annexe de la thèse qu'elle a soutenue à l'Université de Provence (volume 2), se trouvent quelques pages du cahier d'un Queyrassin de Molines nommé Clément Vasserot (Vasserot est un nom célèbre dans l'histoire du Queyras), daté de l'année 1763. On ignore s'il s’agit d’un cahier d'écolier et de régent (ou maître d'école).
Ce cahier révèle en quoi constituait l'instruction que recevaient les enfants dans les écoles des villages du Queyras. Une partie des leçons dispensées par les maîtres avait pour but d'initier les enfants aux règles fondamentales du calcul et parfois aux subtilités du commerce. Ainsi dans ce cahier, on trouve une table de multiplication jusqu'à 12 (au-delà de 10 donc), ce qui se conçoit, si l'on se souvient qua dans le commerce, il arrive que des marchandises se vendent par douzaine, et que le système métrique n'était pas en usage en 1763, puisqu'il a été inventé pendant la révolution.
Dans ce cahier, est exposé aussi un exercice visant à apprendre les règles de calcul des intérêts à percevoir ou à payer sur des sommes prêtées ou empruntées. Voici l’énoncé de cet exercice : calculez les intérêts d'une somme donnée prêtée au denier 20 pendant 20 ans, pendant 5 ans. Le " denier 20 " (1 denier sur 20) équivaut à un taux de 5%, calculé en pourcentage, comme on le fait de nos jours. Les réponses attendues sont les suivantes. Prêtée pendant 20 ans, une somme donnée double au terme du prêt. Pendant 5 ans, elle augmente d'un quart.
Aujourd'hui, ce mode de calcul - purement arithmétique - est abandonné. Les financiers et les mathématiciens le considèrent comme inexact, car une règle fondamentale est oubliée, à savoir que les sommes prêtées doivent être augmentées chaque année de l'intérêt annuel qu'elles produisent, pour obtenir, au bout de x années la somme équivalant exactement au capital de départ. Autrement dit, au denier 20 à 5%, le capital de départ double au bout de douze ans environ, et au bout de 5 ans, la somme à rembourser représente plus d'un quart (près de 40%) de la somme prêtée.
L’instruction donnée dans les écoles de village était pragmatique. Elle n'avait pas pour but de dispenser un savoir pour lui-même, mais de faire en sorte que les jeunes Queyrassins s'adaptent bien à leurs futures activités. Ces activités ne sont pas seulement des activités de production. Ce sont aussi des activités commerciales, soit que les éleveurs du Queyras aient produit alors, surtout des ovins, pour les vendre (cf. les travaux de Mme Harriet Rosenberg), soit que, pendant la mauvaise saison, ils se soient spécialisés dans le commerce, dont le colportage.
Parmi les documents, qu'Anne-Marie Granet-Abisset a joints en annexe de la thèse qu'elle a soutenue à l'Université de Provence (volume 2), se trouvent quelques pages du cahier d'un Queyrassin de Molines nommé Clément Vasserot (Vasserot est un nom célèbre dans l'histoire du Queyras), daté de l'année 1763. On ignore s'il s’agit d’un cahier d'écolier et de régent (ou maître d'école).
Ce cahier révèle en quoi constituait l'instruction que recevaient les enfants dans les écoles des villages du Queyras. Une partie des leçons dispensées par les maîtres avait pour but d'initier les enfants aux règles fondamentales du calcul et parfois aux subtilités du commerce. Ainsi dans ce cahier, on trouve une table de multiplication jusqu'à 12 (au-delà de 10 donc), ce qui se conçoit, si l'on se souvient qua dans le commerce, il arrive que des marchandises se vendent par douzaine, et que le système métrique n'était pas en usage en 1763, puisqu'il a été inventé pendant la révolution.
Dans ce cahier, est exposé aussi un exercice visant à apprendre les règles de calcul des intérêts à percevoir ou à payer sur des sommes prêtées ou empruntées. Voici l’énoncé de cet exercice : calculez les intérêts d'une somme donnée prêtée au denier 20 pendant 20 ans, pendant 5 ans. Le " denier 20 " (1 denier sur 20) équivaut à un taux de 5%, calculé en pourcentage, comme on le fait de nos jours. Les réponses attendues sont les suivantes. Prêtée pendant 20 ans, une somme donnée double au terme du prêt. Pendant 5 ans, elle augmente d'un quart.
Aujourd'hui, ce mode de calcul - purement arithmétique - est abandonné. Les financiers et les mathématiciens le considèrent comme inexact, car une règle fondamentale est oubliée, à savoir que les sommes prêtées doivent être augmentées chaque année de l'intérêt annuel qu'elles produisent, pour obtenir, au bout de x années la somme équivalant exactement au capital de départ. Autrement dit, au denier 20 à 5%, le capital de départ double au bout de douze ans environ, et au bout de 5 ans, la somme à rembourser représente plus d'un quart (près de 40%) de la somme prêtée.
L’instruction donnée dans les écoles de village était pragmatique. Elle n'avait pas pour but de dispenser un savoir pour lui-même, mais de faire en sorte que les jeunes Queyrassins s'adaptent bien à leurs futures activités. Ces activités ne sont pas seulement des activités de production. Ce sont aussi des activités commerciales, soit que les éleveurs du Queyras aient produit alors, surtout des ovins, pour les vendre (cf. les travaux de Mme Harriet Rosenberg), soit que, pendant la mauvaise saison, ils se soient spécialisés dans le commerce, dont le colportage.
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